Dommages de guerre : premier bilan après 4 mois de fonctionnement

carte dommages de guerre

La série print a été lancée le vendredi 7 juin. Au même moment, j’ai commencé à alimenter la carte interactive reprise sur la page web spécialement créée pour le projet.. Premier petit bilan après 4 mois d’expérience.

Audience  web : ce n’est pas le genre de projet qui fait le buzz. Je reste cependant sur ma faim. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette faible audience : la page n’est pas mise en valeur sur la home page du site du journal, une newsletter dédicacée n’est partie qu’après 3 semaines et peut-être que le lancement (en juin) n’est pas la meilleure date, en tout cas pour ce genre de sujet. Ceci dit, dans mon esprit, ce projet doit s’inscrire dans le long terme, devenir une page de référence (pour des étudiants, associations…). Ce n’est en tout cas qu’après 5 mois qu’on sait y voir plus clair sur le planning en print : en faisant la moyenne, on table sur une année de publications.

Apport des lecteurs : voilà la satisfaction actuelle. Depuis le lancement de la série print, plusieurs personnes nous ont apporté des documents. C’est d’ailleurs souvent le vendredi (jour de publication) que la rédaction reçoit un coup de fil ou qu’une personne vient avec des photos. Rapidement, j’ai pu alimenter les pages de la série avec des documents privés. C’est un réel apport. Il s’agit souvent de quelques moments de vie, chargés d’émotions et riches en anecdotes. Je n’avais encore jamais connu un tel intérêt de la part des lecteurs. Des lecteurs qui demandent même parfois quand leurs documents seront publiés pour être sûr de ne pas rater le journal ce jour-là. Cet apport des lecteurs s’est surtout manifesté dans des « bastions » du journal papier.
Plus globalement, on sent que la série est particulièrement suivie : des lecteurs n’hésitent pas à nous faire part d’erreurs ou demandent d’où viennent les infos. En presque 10 ans de maison, je ne me souviens pas avoir connu cela (sans vouloir jeter des fleurs à Dommages de guerre).
Le plus beau des compliments vient d’un passionné de la seconde guerre mondiale sur la région. Un auteur rigoureux qui n’hésite pas à aller consulter des documents dans des bibliothèques américaines. Un jour, il sonne à la rédaction : il ne comprend pas pourquoi on ne l’a pas contacté. Je lui explique la démarche : aller chercher des doc peu connus (et donc qui n’auraient pas déjà été publiés). Il me dit comprendre et termine la conversation en me disant que grâce à  notre série, il a découvert une photo de sa ville. Sympa.

dommages de guerre print 5 mois

Quantité de travail : probablement un classique : la charge de travail est bien plus importante que prévue. Lors des premières semaines, j’ai même eu quelques sueurs froides « dans quoi est-ce que je me suis engagé? »
Nous travaillons à deux sur ce projet. Cela nous permet d’alterner les visites aux archives (il faut évidemment continuer à suivre l’actu et ses dossiers pour le journal) et l’écriture des pages (on évite ainsi une lassitude devant des faits semblables rencontrés dans plusieurs communes). A côté de la consultation des dossiers et de l’écriture, il faut aussi mettre la carte à jour sur la page web. Pas de chance, dès la deuxième semaine, je ne savais plus manipuler la page (créée par la société Esri) depuis mon ordi à la rédaction. Je n’ai que deux possibilités : soit avec le PC portable de la rédaction (confort pas top) soit avec mon ordi perso. Je n’ai d’ailleurs pas su lier tous les articles déjà publiés avec les documents trouvés aux archives et qui ont permis d’écrire cette série.

Gestion du crowdsourcing et page FB : c’est sûrement ma plus grand déception (personnelle). Le reste du boulot demandant déjà énormément de temps, je n’ai pas su pleinement profiter des appels de lecteurs. Je suis frustré (d’être peut-être passé à côté de documents) et un peu gêné (par rapport aux personnes qui ont fait la démarche de nous contacter.
Par rapport à la page facebook, mon animation est clairement défaillante. Pour les mêmes raisons. Mais j’essaie d’y remédier depuis quelques jours.

Ce qu’on pourrait faire : l’appel aux lecteurs, crowdsourcing, aurait pu être lancé plus tôt afin de travailler sur les documents au préalable. La question est de savoir si les gens auraient embrayé sans voir la série, et donc sans savoir dans quoi ils « s’embarquaient ». Avec l’expérience des différentes pages web spéciales lancées depuis lors, je suis aussi plus à l’aise avec les manipulations, ce qui m’auraient peut-être fait gagner du temps au début.
Depuis une semaine, je dispose aussi d’un visuel que je place dans le bas des articles web et qui renvoie vers la page Dommages de guerre.


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