Le temps des rétros/ récap est passé encore plus vite qu’une averse de neige en Belgique mais j’avais quand même envie de revenir sur une année 2017 où j’ai eu la chance (et l’occasion) de rencontrer pas mal de monde.

Comme beaucoup, au fil des années, sur twitter je me suis constitué un petit réseau mais les conférences, présentations, formations… permettent d’apprendre, de mieux saisir des démarches, d’échanger autour d’un verre, de faire connaissance.  Je suis souvent étonné par la grande disponibilité de ces professionnels.

Le 30 janvier 2017, l’Obsweb organisait les 7mes Entretiens du webjournalisme, au sein de l’université de Metz. Cela faisait quelques années que j’avais envie de m’y rendre mais ça ne cloppait pas dans mon agenda. Coup de chance, cette année parmi les invités et le public, il y avait quelques connaissances : Raphaël Poughon, Nicolas Becquet, Julien Kostrèche, Raphaël Da Silva, Jonathan Hauvel…. L’occasion aussi de rencontrer enfin IRL Jean Abbiateci.

À l’Obsweb, Nicolas Becquet a expliqué comment est organisée la collaboration des métiers et des cultures au sein de la rédaction de l’Echo.

Jean Abbiateci  a présenté notamment l’utilisation de la boîte à outils à disposition des journalistes du Temps.

Anne-Lise Bouyer (à l’époque J++)  a fait  un retour sur l’utilisation de la plate-forme Jquest, dont j’aurai l’occasion de vous parler plus en détails dans quelques instants.

Au milieu de l’auditoire, assis aux côtés de Raphaël Da Silva, j’imagine la puissance de frappe de la rédaction composée par les personnes réunies ce lundi à l’Obsweb.

Quelques jours après Metz, direction cette fois Paris pour la première édition  « Vidéo mobile, les rencontres francophones » organisée par Philippe Couve et son équipe (Samsa). Sur place, une solide délégation belge (RTBF, Rossel, IPM, L’Avenir) et des rencontres, notamment avec Charles-Henry Groult & Olivier Clairouin de l’équipe vidéo du Monde qui m’ont expliqué comment ils bossaient et avec quel matériel. J’ai aussi eu l’occasion de discuter avec Gaël Hurlimann, rédacteur en chef numérique au Temps, sur la façon dont il organisait la production du contenu.

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Mi-février, j’ai profité d’être de passage à Montréal pour tenter de comprendre comment fonctionne le Radio-Canada Lab (le laboratoire numérique de Radio-Canada qui brasse journalisme, design, VR, AI…). Malgré un emploi du temps chargé (l’équipe devait partir pour une tournée canadienne en vue de lancer la 5e saison de leur accélérateur d’idées) Xavier K. Richard & Thomas Le Jouan ont  gentiment accepté de

m’ouvrir la porte du lab. Du coup, j’ai pu assister à la présentation de la saison auprès des développeurs de Radio Canada.
Sur Médium, Xavier dresse le bilan de cette saison dont le thème était « Comment renforcer les relations avec les communautés locales? ».

Si vous voulez en savoir plus sur la genèse et le boulot du Lab, voici une très bonne présentation par le Niemanlab : How 80-year-old Radio-Canada, the French-language arm of the CBC, is driving innovation from within

Le lendemain, j’ai terminé mon séjour à Montréal par une visite à la rédaction du Devoir afin de rencontrer Florent Daudens, directeur de l’info numérique et dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler sur ce blog : Comment le quotidien Le Devoir (Québec) s’organise pour effectuer son basculement numérique

De retour en Belgique, un gros chantier challenge m’attend : la rédaction de l’Avenir lance en effet son lab. Je compte faire un bilan sur sa première année de fonctionnement (début mars) mais j’avais évoqué le sujet dans ce billet: L’Avenir se dote d’un weblab et ouvre de nouvelles perspectives

En juin, j’ai fait un saut de puce à Nantes. Julien Kostrèche (Ouest Medialab) m’avait demandé d’intervenir dans le cadre d’un séminaire pour les équipes de Publihebos afin de faire un retour d’expérience sur la stratégie bimédia : comment optimiser l’articulation print-web et la complémentarité des supports.

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Une belle occasion de recroiser Julien, de faire connaissance avec son équipe et de rencontrer IRL Carole Gamelin, rédactrice en chef d’actu.fr plateforme du groupe Publihebdos et avec qui j’avais déjà eu l’occasion d’échanger, via twitter, lorsqu’elle était chef du numérique à la République des Pyrénées. Une rencontre bien trop brève (je vous le disais, ce fut un vrai saut de puce).

Après la pause estivale, cap cette fois sur Clermont-Ferrand. L’ESJ-Pro m’a en effet demandé d’aller former les équipes du groupe Centre France au live en locale. J’avais rencontré des journalistes de Centre France fin 2016 lors d’une première semaine de formation, justement. En moins de 12 mois, j’ai trouvé que les équipes avaient particulièrement bien évolué sur le terrain du numérique.

Passer un peu de temps au sein des locaux de Centre France est une vraie richesse pour moi qui reste fan de l’info locale et de la transition numérique. Difficile de tous les énumérés, sans risquer d’en oublier, mais les journalistes (Erwan…) et les membres de l’équipe de Soizic Bouju (PAB, Cédric, Raphaël, Quentin, Romain, Julien…)  sont super inspirants. On est confronté aux mêmes problèmes (en tout cas, il y a pas mal de similitudes) et on se rejoint sur de nombreux réflexions. Sans parler qu’on fait des selfies d’ados:

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J’ai finalement terminé l’année en beauté en me rendant au journocamp organisé (à Clermont-Ferrand) et axé data – presse locale. Je vous en avais touché un mot dans ce précédent post: Deux jours au sein de la plus grande rédaction de datajournalisme de France

Impossible de faire une rétrospective de l’année écoulée sans évoquer mon cours pratique de journalisme web à l’école de journalisme de l’université de Bruxelles. J’ai débuté en septembre 2014 mais je suis toujours rempli de questions : dans cette matière qui évolue en permanence, sur quoi faut-il s’attarder et tenter de gratter en profondeur pour expliquer les mécanismes qui sont derrière ? Comment faire passer le message ? Comment susciter l’intérêt ? En donnant les formations pour l’ESJ-Pro, je me suis encore plus rendu compte de la difficulté de faire passer un message face à des publics différents. Mon idée est d’armer les étudiants pour qu’ils puissent se faire remarquer (positivement) lors de leur stage et d’avoir ainsi un premier pied dans la porte d’une rédaction, mais cela implique des choix (il n’y a que 4 ateliers pratiques sur l’année) qui sont peut-être trop « terre-à-terre ».

Cela n’empêche pas d’essayer de nouvelles choses chaque année. En 2017, la nouveauté était l’utilisation de Jquest, comme d’autres écoles de journalisme avant nous, d’ailleurs. Jquest était un site géré par l’équipe de Journalism++ et qui s’adressait aux écoles de journalisme pour former les étudiants au datajournalisme. Je salue ici le super boulot d’Anne-Lise Bouyer qui nous a épaulés tout au long de l’atelier pratique. L’arrêt de Jquest (indépendamment de la volonté de J++) est d’autant plus regrettable.

Cette rétro a finalement été plus longue que prévue. Merci aux courageux qui sont en train de lire ces dernières lignes et à bientôt donc ici ou dans une de mes pérégrinations.

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Et sinon, pour me suivre sur twitter, c’est par ici @arnaudwery et il y a aussi ma page Facebook avec une veille axée webjournalisme, presse locale et data.

Photo de couverture : Raphaël et Quentin, du Lab de Centre France en plein action (mojo) : je reste impressionné par leur agilité  numérique (et en plus, ils m’ont toujours accueilli les bras ouverts)

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