En misant sur nos cartes maîtresses (proximité, info-service, développement web), nous avons voulu soutenir un secteur durement touché par les mesures de confinement. Et les internautes ont suivi.

Fin octobre, alors que les restaurants belges devaient à nouveau baisser leur volet suite à un durcissement des mesures pour lutter contre le coronavirus, L’Avenir.net a planché sur l’idée de mettre en relation les restaurateurs pratiquant le “take-away” et les lecteurs / internautes du journal. C’est le projet: “L’Avenir soutient l’horeca

Lors du confinement décrété en mars, les plats à emporter ont permis à bon nombre d’enseignes de garder la tête hors de l’eau, voire de se faire connaître auprès d’une nouvelle clientèle.

Face à cette deuxième fermeture imposée, le journal a voulu donner un coup de main en faisant connaître les restos proposant des plats à emporter ou pratiquant la livraison. Pour cela, nous nous sommes appuyés sur notre expérience menée lors du premier confinement: nous avions alors lancé “L’Avenir à vos côtés”. Un travail mené conjointement par le marketing, le weblab et la rédaction.

Pour L’Avenir à vos côtés, nous avions joué trois cartes maîtresses: 

la proximité avec nos lecteurs. Nous proposions de mettre en relation les personnes pouvant donner un coup de main aux personnes en ayant besoin.

une plateforme interactive permettant aux internautes de proposer facilement leurs services et contenant des filtres pour que leurs services proposés puissent être facilement trouvés.

la force du papier. Les listes de propositions étaient régulièrement publiées dans les éditions locales afin d’atteindre également les lecteurs-abonnés “papiers”, public pouvant justement être susceptible d’avoir besoin de recourir aux services.

Avec “L’Avenir soutient l’horeca”, nous sommes repartis des mêmes bases : mettre notre renommée et notre proximité au service des restaurateurs (à titre gracieux, il faut le souligner) grâce au développement conçu lors de la première opération.

Pas de copié/collé mais une adaptation afin que la plateforme soit la plus adaptée aux besoins. Le tout devant être réalisé et publié en une dizaine d’heures à peine.

Ce sont les restaurateurs qui doivent remplir eux-mêmes la base de données, via un google form, organisée pour que les champs nous permettent d’interagir avec les filtres.

C’est la phase la plus délicate car il faut partir des filtres que nous souhaitons offrir sur la plateforme pour concevoir ensuite le formulaire google.

La difficulté: que les informations de la plateforme soient lisibles sur mobile.

Après la mise en ligne, il a fallu ensuite faire connaître rapidement notre plateforme aux restaurateurs. C’était un peu notre talon d’achille: la plateforme tournait, elle était accessible au public mais les restaurateurs commençaient seulement à s’enregistrer. Comme nos confrères de TV Lux, la TV régionale, nous aurions pu au préalable contacter la fédération horeca pour faire circuler les formulaires d’inscription et ainsi faire grossir plus rapidement la base de données et donc rendre la plateforme plus intéressante pour les usagers.

Une fois lancée, nous avons utilisé nos différents canaux (mailing ciblé du marketing, newsletter de la rédaction, réseaux sociaux…).

Les inscriptions ont démarré moins vite que ce que je pensais mais elles ont été constantes. Près de 3 mois après son lancement, la plateforme continue d’ailleurs d’enregistrer de nouveaux restaurateurs. Nous en comptons plus de 600. Quant à l’intérêt des internautes, il a semble avoir été rencontré puisque rapidement, nous avons eu plusieurs dizaines de milliers de consultations. La plate-forme a d’ailleurs fait l’objet d’une nouvelle campagne marketing en fin d’année.