L’Avenir se dote d’un weblab et ouvre de nouvelles perspectives

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Crédit: Kent Frederick Wallace (via Flickr)

Depuis le début mars, L’Avenir s’est doté d’un weblab. Derrière ce nom, une cellule où chaque jour collabore un tandem journaliste-développeur. Au total, trois journalistes et trois développeurs sont impliqués dans ce projet et s’y relaient.

Plusieurs objectifs sont poursuivis: de la production propre avec de la valeur ajoutée, de l’enrichissement, notamment, pour les abonnés ainsi qu’une veille avec des tests, en vue d’industrialiser de nouveaux types de narration. On y brasse les datas, les formats, les réseaux sociaux… Et on touche tous les secteurs: société, sport, économie, faits-divers…

On est bien d’accord: L’Avenir ne révolutionne rien en mettant en place cette cellule. Mais cela s’inscrit dans cette politique d’investissement où l’accent est mis sur le contenu, comme je l’expliquais déjà dans ce post en 2016 : “Faire de l’info locale la force d’un site de presse : premier bilan en 4 points

Entre projets perso et travail collaboratif

Je bosse dans cette cellule 4 jours par semaine et l’aventure est passionnante.

Il faut d’abord trouver la manière de fonctionner la plus optimale. Travailler avec un développeur, j’ai déjà eu l’occasion de le faire. Mais entre des one-shots et un travail au quotidien, il y a un monde. Le développeur ne doit pas être juste un exécutant. Les projets doivent réellement se monter en duo, en trio (si on englobe un graphiste ou un journaliste – j’y reviens un peu plus bas dans ce post – ). Pour les journalistes, comme pour les développeurs, il faut donc “se trouver”.

L’autre difficulté est de bosser sur des projets à court, moyen et long terme tout en gardant une unité dans le travail. Tous les projets ne peuvent passer de main en main. On jongle à la fois avec du travail personnel et du travail collaboratif. Quels outils mettre en place pour nous aider ? Un tableur partagé ? Trello ? Un simple tableau accroché au mur ? Il ne faut pas alourdir le travail mais permettre à toute l’équipe de savoir où en sont les projets. Heureusement, j’ai déjà pu compter sur quelques conseils avisés de Paul-Alexis Bernard.

Bien plus qu’un tandem

Si le moteur de ce weblab sera le tandem journaliste-développeur, il faut éviter de travailler en vase-clos. Le projet aura d’autant plus de force qu’il s’appuiera sur un grand nombre de personnes.

Le weblab n’a pas le monopole des idées. L’enjeu est de se faire connaître et de donner envie aux collègues de venir nous trouver ou simplement de penser à nous lorsqu’ils font des réunions de rédaction. Chaque jour, à la réunion inter-services du matin, l’appui du weblab est évoqué afin de voir si des projets peuvent se mettre en place. A côté de cela, certains collègues commencent déjà, un peu, à venir nous trouver ou à nous suggérer des idées. Et puis il y a aussi les rédactions (agences) décentralisées qui pourraient être intéressées. C’est le cas de deux d’entre elles où je me rendrai pour travailler avec les collègues sur un projet et sur des pratiques de journalisme mobile.

Le visuel est bien sûr incontournable. Cela tombe bien, le weblab a pris ses quartiers près de l’équipe des graphistes. Les échanges sont très fréquents. Cela va d’un simple conseil à une commande pour un élément graphique. Là aussi, je suis convaincu qu’au fil des semaines, on va pouvoir créer une réelle dynamique.

Recycler, faire évoluer et s’inspirer

Le but n’est pas de réinventer l’eau chaude mais de bien cibler nos productions en fonction de notre public, de continuer à faire évolution nos projets (“recyclage”), de nous inspirer de ce qui se fait ailleurs (c’est le cas pour ce long format sur le dépeceur de Mons, une histoire judiciaire belge : nous avons repris en partie ce que nos confrères du Télégramme avaient réalisé pour l’affaire Troadec), de voir comment mieux travailler avec plusieurs services, de créer des outils à disposition de tous…

Après trois semaines, le weblab affiche dix réalisations au compteur et autant de projets (moyen et long terme) sur le planning. Nous ne sommes réellement qu’aux premiers balbutiements d’un projet enthousiasmant où le plus difficile sera peut-être de faire des choix dans les sujets à développer. Mais régulièrement, je vais relire la réflexion d’Alexandre Léchenet (Le Monde, Libération, Slate…) qui a participé à la création de la data-team au sein de Libération): Création d’une «data-team» : cinq leçons à tirer de mon expérience.

Et sinon, pour me suivre sur twitter, c’est par ici @arnaudwery et il y a aussi ma page Facebook avec une veille axée webjournalisme, presse locale et data.
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